AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

dimanche 24 février 2013

La vérité - 1

... au plan pratique.



Selon le hors-série du Parisien, page 15, la terrasse se présenterait comme suit :


Schéma clair et relativement bien étudié. Malheureusement, le tout est imaginé, et idéalisé, sur la base de la version officielle : au final seul l’emplacement du palmier est à peu près conforme au réel.

L’escalier compte trop de marches, 12 au lieu de 8, ce qui donne l’impression d’une terrasse haute de 1,80 mètre au lieu des 1,20 mètre au point le plus haut.

Ce même escalier est placé complètement à droite, le long du mur mitoyen, ce qui permet d’imaginer un grand espace à gauche de cet escalier, pouvant accueillir les deux fosses. 

Malgré cette disposition imaginaire, l’auteur du schéma a dû faire déborder la fosse de gauche hors de l’abri que constitue la terrasse. Laissant ainsi supposer que l'auteur – ou mieux, les auteurs – de cette fosse aient commencé à creuser à ciel ouvert – ce qui permet d’éluder la difficulté de se servir d’outils à manche long, pseudo-pièces à conviction, sous une terrasse haute de 1,20m au plus.

Autre distorsion, la porte de la cave, et son accès encadré de deux murets de maçonnerie, ont été omis sur le schéma. Porte et accès qui réduisent d’autant la surface disponible pour creuser les fosses et compliquent leur réalisation.


Dans la réalité, les espaces sous la terrasse se présentent comme suit :



Côté gauche

Côté droit


Les dimensions des fosses (comblées sur les photos) étaient, selon le dossier :

  • A gauche, 1,20m de longueur, 0,80m de largeur, et 0,50m de profondeur. Cette fosse est totalement recouverte par la terrasse. Elle n’est pas perpendiculaire, mais parallèle au mur de façade de la maison.
  • A droite, 2,30m de longueur, 0,95m de largeur, 0,90m de profondeur. Cette fosse a été réalisée dans l’étroit boyau, large de seulement 1 mètre, qui sépare le mur de façade de celui de soutènement de l’escalier extérieur.

Le second schéma de la page 15 du hors-série, censé représenter la fosse de droite, ainsi que les dimensions  avancées, sont inexacts.


Le volume correspondant de terre retiré des fosses, depuis le niveau du sol, est donc de 0,48 m³ à gauche ; et de 1,97 m³ à droite.
Soit environ 2,5 m³ au total.
Ce volume ne tient pas compte des tas de terre et de gravats présents sous la terrasse au moment du départ de Xavier.

« PS : inutile de s'occuper du portique et de la pirogue qui resteront là (ni des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse, au fond du jardin et dans la cave : c'était là quand nous sommes arrivés ici.) »

N'apparaissent pas sur les photos, prises en mars 2012, tous les objets entreposés sous cette terrasse à longueur d'année, et présents au moment du départ : barbecue, échelle, vieilles étagères, matériel de jardin et de vacances, etc...


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En parcourant la chronologie il devient très difficile de trouver le temps libre pour effectuer ce gros travail de déblaiement et d'excavation, très invraisemblable pour un homme seul (*). A fortiori lorsque l'on sait les problèmes de disque intervertébral aux lombaires et de péri-arthrite à l'épaule dont souffrait Xavier.

Par ailleurs, connaissant très bien Xavier, puis ayant eu accès à l'ensemble de ses nombreuses communications au cours de la semaine du 3 au 10 avril, et nous retrouvant placés de facto au coeur de son propre angle de vue, il est manifeste que son état d'esprit du moment est totalement incompatible avec celui qui lui est attribué artificiellement. Il est complètement égal à lui-même, et préoccupé de ses proches et amis. Ce qui est corroboré par l'ensemble des témoignages des personnes qui l'ont rencontré, ou qui ont eu un quelconque contact avec lui sur cette période de fin mars à mi-avril 2011.


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Et si nous étions dans le vrai ?
Et si Xavier était parti avec tous les siens en urgence, comme ils l'expliquent dans leur lettre de départ ?
Et si tous les oiseaux s'étaient envolés du nid à temps ?

Et si ces fosses avaient été creusées après le 10 avril ?

Qui nous empêche de raisonner ainsi ?
D'autant plus qu'à ce jour nous n'avons strictement aucune preuve du contraire. 


Et si l'affaire de Nantes était une vaste supercherie...







* Commentaire très pertinent de "Zounil" au sujet des photos et de la difficulté de creuser les fosses, indiqué par un ami, sur le forum  de France 2 "Non élucidé" Dupont de Ligonnès :

« Trés intéressant ; cela a dû représenter un travail considérable, d'autant qu'il a été très  très bien fait. La Police va se retirer sans n'avoir rien remarqué; une policière qui se trouve alors dans le jardin, remarque une grande planche en agglo placée sous la terrasse ; elle sert de fond de niche aux chiens ; quelque chose l'intrigue : la gamelle des chiens se trouve sous la planche et pas dessus; elle soulève la planche, d'où la suite.

Pour avoir fait ce genre de travail dans mon jardin, je sais que pour le faire sans trace, il faut mettre une bâche pour recevoir la terre, et éviter qu'elle ne laisse par terre, des traces impossibles à enlever ; il n'y en a pas, sinon la Police les aurait remarquées (surtout en regardant le jardin, du haut de la terrasse). Il y a eu trop de terre, sans doute un mètre cube au moins, soit prés d'une tonne; elle a du être enlevée, et jetée à l'extérieur ; c'est un travail colossal ; je le sais aussi pour l'avoir fait.

Cette photo se trouve dans un post du blog de la soeur Christine de XDDL ; elle relève qu'il y a là un sérieux problème d'autant que son frère a mal au dos et à l'épaule; compte tenu de la hauteur de la terrasse (1m20) il a dû travailler à genoux, sans outils à manche long comme des pioches ou des pelles; il a en tout remué deux mètres cubes et demi de terre, soit plus de deux tonnes et demie; il a dû les sortir, puis les remettre en place ou aller les jeter dehors ; ça fait cinq tonnes au moins !

Sérieuse question en effet totalement occultée par les medias. Merci de nous l'avoir communiqué. »


Merci pour cette réflexion. Ch. et B.



Autre témoignage, tout aussi pertinent, et dont nous remercions chaleureusement l'auteur :

« [...] Peut être auriez vous l'occasion de mentionner ma remarque (je lis souvent le blog).

Ayant déjà eu à creuser une fosse chez moi (fosse de mécanicien il y a 10 ans) avec une pelle articulée type armée il y a un truc qui est sûr :
- on a mal au dos
- on sort des quantités énormes de terre qui se décompacte : à la longue ça fait un gros volume
- on finit à genoux cassé par la fatigue

A l’époque j'avais un palan dans mon garage et avec la fatigue j'oubliais et donc je m'y cognais la tête systématiquement. Aie !

Tout ça pour dire que sous la terrasse j'aurais regardé les traces sur le béton sous l'hourdis pour voir si un cheveu ou des traces de pelle ne s'y sont pas logés...

Ensuite celui qui a creusé a dû avoir du cal et des ampoules aux mains donc a dû utiliser du sparadrap, et s'il a fait ça la nuit une baladeuse donc voir des traces de doigts sur une prise à proximité...

Cordialement. Eric. »



Côté droit


Côté gauche

mis à jour le 22 avril 2013