AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

mardi 24 juillet 2012

« Xavier, nous savons que tu es innocent… »


« Zones d’ombre dans le dossier Dupont de Ligonnès » 


Pourquoi clamez-vous encore l’innocence de votre frère, que tous les éléments désignent comme suspect numéro un ? 
Les informations dont la presse dispose proviennent d’une sélection, afin de convaincre tout le monde que mon frère est coupable. Je n’ai jamais douté de son innocence. Et le dossier me renforce dans ma conviction […]. 

Avez-vous pu identifier les corps ? 
Que ce soit dans la famille Hodanger ou dans la nôtre, personne n’a pu approcher les corps pour les identifier […]. Les personnes qui se sont proposées de le faire en ont été dissuadées […]. 

Pourquoi, vous doutiez que les corps soient bien les bons ? 
J’ai douté [dès le] début, car aucun membre des deux familles n’a pu les voir […]. 

Les constatations techniques vont-elles dans votre sens ? 
[…] Xavier est censé avoir quitté la maison familiale de Nantes le [matin du 10] avril. Or, une perquisition, la troisième, est effectuée le 18 avril. Il est écrit dans le procès-verbal qu’une serpillière dans la cuisine est encore mouillée. Comment expliquez-vous qu’en neuf jours elle n’ait pas séché ? 

Où voulez-vous en venir exactement ? 
[…] Cette serpillière étant mouillée, cela signifie pour moi que quelqu’un s’en est servi, certainement pour effacer des preuves, deux ou trois jours au maximum avant le 18 avril, date de la constatation, alors que mon frère n’était plus à Nantes […]. 

Mais la maison familiale n’était-elle pas déjà sous scellés ? 
Non, elle ne l’a été que le 21, à la découverte des corps. 

Vous supposez donc que n’importe qui aurait pu y accéder entre le 10 et le 21 avril ? 
Ce n’est pas une supposition, c’est une affirmation.

Avez-vous cru à l’histoire de “protection de témoins” que votre frère a racontée dans l’une de ses lettres ? 
Bien sûr que cette lettre m’a abasourdie. D’après elle, Xavier était un informateur des services américains, devenu gênant dans le milieu du crime organisé et de la drogue en particulier. Les écoles des enfants, les employeurs et l’administration ont tous reçu la même version : “Départ urgent pour une mutation en Australie.” Si Xavier travaillait comme informateur pour des services de renseignement, il est peu probable que la police en parle, préférant dire que mon frère est un mythomane sanguinaire […]. 


Françoise Smadja - Paris Match, mercredi 12 octobre 2011. 


Lire aussi :  Agnès vue du voisinage après sa mort officielle.


« Les étonnantes failles du dossier Dupont de Ligonnès » 


Le mystère est total. Six mois après le quintuple meurtre de Nantes, la police piétine dans son enquête pour retrouver Xavier Dupont de Ligonnès, le père de famille et principal suspect de l'affaire. Le scénario du meurtre puis de la disparition du père est trop parfait pour que le père n'y soit pas mêlé mais des erreurs commises par le principal suspect ainsi que les menaces dont il se disait la cible plaident pour son innocence [phrase en gras : mise en ligne le 25 octobre 2011, mais modifiée dans la version papier du lendemain]. […]

La [soeur], qui a épluché durant vingt-cinq heures le dossier de l’instruction […], a également relevé d’étranges [anomalies]. Lors de l’autopsie, la mère de famille, Agnès, a ainsi été mesurée à [1.72] mètre alors qu’elle mesurait [1.65] mètre. [Par erreur, la version papier du Figaro a interverti les deux mensurations] […]

Que s’est-il passé entre le [10] et le 20 avril ? Quelqu’un est-il venu sur la scène de crime ? Mᵉ Goldenstein se refuse à toute spéculation mais estime que « tout est fait pour fermer la porte à ce qui pourrait éventuellement innocenter cet homme ».


Fabrice Amedeo – Le Figaro, jeudi 26 octobre 2011.
Article publié le mercredi 25 octobre sous le titre "Les inquiétantes discussions de Dupont de Ligonnès". L'édition papier du jeudi 26 octobre a pour titre "Les étonnantes failles du dossier Dupont de Ligonnès", et reprend les éléments de la veille, en y ajoutant les anomalies trouvées dans le dossier.  http://blogs.ateliercfd.org/sr/2011/11/02/le-figaro-jeudi-26-octobre/

« Xavier, nous savons que tu es innocent… » 


Pourquoi prenez-vous la parole ?
Pour réaffirmer que mon frère n’a pas supprimé sa famille […].

Où Xavier de Ligonnès peut-il être ?
Je ne sais pas. Mais je ne crois ni au suicide ni à la cavale. Mon frère nous a envoyé une lettre avant de partir expliquant qu’il devait témoigner dans une affaire de [trafic de drogue et de] blanchiment d’argent aux États-Unis […].

S’il est vivant, qu’avez-vous à dire à votre frère?
Nous savons que tu es innocent. Dans sa lettre, Xavier dit qu’il pourra [faire signe] dans quelques années, attendons de voir !


Marie Quenet - Le Journal du Dimanche, samedi 31 mars 2012. 

dimanche 22 juillet 2012

Voisinage : perplexité.


Boulevard Schuman, le souvenir de la famille de Ligonnès hante les esprits. [...]


Il n'est pas un jour sans qu'on lui en parle. Pas un jour sans qu'on demande à ce patron de bar s'il y a du nouveau dans "l'affaire". Lui qui a vue sur cette maison qui a tant fait parler est sans arrêt questionné. Et à tous les journalistes qu'il a vus, qu'il voit et qu'il verra peut-être encore défiler, à tous les curieux qui se posent mille et une questions, il répond peu ou prou la même chose : "On les voyait tous les deux, main dans la main. On n'aurait jamais pu imaginer ça." Pas plus aujourd'hui qu'hier. Rien à faire.

"Nous ne faisions que les croiser ou les apercevoir, mais rien, nous n'avions rien remarqué". Croyez-le bien pourtant : autour du 55 bd Schuman, au bar ou dans les commerces, on a souvent songé à cette famille. Ici beaucoup ont repensé à cet homme, qui n'avait vraiment rien de suspect. "Je me rappelle les discussions que j'avais avec lui", confie un riverain. "Il avait l'air tellement sympa. Il avait le sens de l'humour ce gars. Moi j'aimais bien parler de ses affaires avec lui". Comme d'autres, ce voisin le voyait partir les dimanches soirs et revenir les vendredis. "Aujourd'hui je sais qu'il me racontait sans doute des histoires au sujet de son travail. Apparemment, personne ne sait ce qu'il faisait pendant toutes ces semaines..."

Ici, depuis, les mémoires ont toutes été fouillées. Pour expliquer l'inexplicable, on a recherché un mot, une attitude, un quelque chose qui aurait pu alerter. [...] Rien à faire. [...]

Un an après, associer le visage de ce voisin "sympa" à celui du suspect n°1 reste difficile pour certains. "On n'en sortira pas tant qu'on ne saura pas", soupire un voisin. "Et puis, le fait qu'il reste introuvable nourrit le mystère", abonde un autre. Au café, on aimerait passer à autre chose. Parler concert de Mylène Farmer ou foot-ball. "Mais on y revient toujours...". Rien à faire.


Anne-Hélène Dorison et Rémi Certain - Presse Océan, vendredi 13 avril 2012.



Lire aussi :





samedi 14 juillet 2012

Agnès vue du voisinage après sa "mort officielle"





Alors que la version officielle soutient la disparition d'Agnès et de trois des enfants dans la nuit du 03 au 04 avril 2011, plusieurs proches se sont entretenus avec Agnès au téléphone entre le 04 et le 06 avril, tandis que des voisins l'ont vue devant chez elle les 05 et 07 avril 2011. Au total, huit personnes, au moins, ont eu un contact avec Agnès cette semaine-là.

Pour exemple non exhaustif, les témoignages ci-dessous, recueillis par RTL et France 2 :


Témoignage d'une employée du salon de coiffure voisin du domicile :

« Moi je l’ai vue… Je venais chercher mon salaire… un mardi parce que… donc c’était le 05 avril… j’en avais besoin. Et je l’ai vue sur le trottoir… avec son téléphone. Elle était au téléphone, il était midi… midi et quart, midi et demie. Et quand je suis repartie dans les mêmes heures elle était encore au téléphone, sur le trottoir devant chez elle, à téléphoner. Donc c’est pas possible. C’était bien le mardi 05 avril ».


Témoignage de la voisine qui a prévenu la police le 13 avril :

« La police dit, et les journaux disent qu’elle est morte, d’après les autopsies, le 04. Et moi je suis… J’étais quasiment persuadée de l’avoir vue le jeudi 07, au soir. Parce que je sais que je n’avais pas beaucoup de temps pour parler avec elle, parce que le jeudi soir je récupère mon fils chez la nourrice, donc j’ai un temps limité. Et je sais… C’était ça. Et quand la police m’a dit ben non… ils m’ont mis le doute ! Donc quand j’ai fait ma déclaration, j’ai dit à moins que… peut-être… Et là j’ai rencontré des gens qui me certifient eux aussi l’avoir vue le 07. Ça me rassure, parce que je me dis ben je suis pas folle. En fait je… Ben moi je vais bien, quoi… Je suis pas folle, quoi : je l’ai bien vue le 07, quoi. On a parlé. On a parlé… du beau temps, des banalités… mais ça je m’en souviens très bien. »

Agnès promenait ce jour-là l'un de ses chiens, précisera plus tard cette voisine :
« Le 07 avril, j’ai vu Agnès promener son chien. On a parlé un peu. Puis j’ai écourté car j’avais un rendez-vous impératif. » Lors de son audition, les policiers ne l’ont pas crue : « Ils m’ont répondu : ce n’est pas possible. Ils ont attrapé un calendrier et dit que cela devait être huit jours plus tôt. J’ai signé sans relire le PV. » (JDD - 06 novembre 2011).

Sources : 



Le dossier révèle par ailleurs :

1. Le témoignage d'une amie d'Agnès :
« Je ne sais plus quand je l'ai vue très exactement. La disparition de la famille n'était pas encore annoncée dans la presse mais mes enfants m'en avaient parlé. C’est ce que l'on disait à l'école. Je leur avais dit de se méfier des ragots car j'avais vu peu de temps auparavant Agnès dans la rue promener son chien. Nous avions parlé ensemble, c'était en fin de matinée devant la station-service près de chez elle. Elle avait l'air normal et avions échangé des banalités sur les enfants que je gardais. Je pense que j'ai vu Agnès une semaine avant que l'on annonce la découverte des corps. »

2. Le témoignage d'une commerçante, qui connaissait Agnès :
« J'ai vu Agnès pour la dernière fois entre le 06 et 08 avril 2011, car les 04 et 05 avril je n'étais pas [à mon commerce]. Elle est venue au magasin me voir, elle n'a rien acheté, elle voulait me parler. C'était l'après-midi vers 17 heures, il y avait beaucoup de monde, elle a attendu cinq minutes, elle est partie en me disant : c’est pas grave, je vais repasser. »

3. Le témoignage d'une connaissance d'Agnès :
« J'ai appelé le numéro d'appel à témoin pour signaler que j'avais vu Agnès Dupont de Ligonnès le jeudi 07 avril 2011 à 14h45, devant son domicile, à côté de son véhicule golf cabriolet, côté trottoir ; elle refermait la capote de son véhicule.
J'emprunte le boulevard Schumann presque tous les jeudis à la même heure pour me rendre à mon cours de [relaxation]Je pense qu'il s'agissait du 07 avril car les deux jeudis suivants, je n'ai pas emprunté le boulevard Schumann pour aller à mon cours. 
En y réfléchissant et en entendant les conclusions des autopsies dans les médias indiquant que les meurtres auraient eu lieu début avril, j'y ai repensé et j'ai regardé la météo sur internet. Le jeudi précédent, le 31 mars, il était mentionné que c'était nuageux et ensoleillé le matin, et couvert l'après-midi, je ne me souviens plus de la température ; mais pour le jeudi 07 avril, il faisait très chaud j'en suis sûre, je m'en souviens : j'ai mis la climatisation dans mon véhicule.
Au vu de ces éléments, cela me conforte dans l'idée d'avoir vu Agnès Dupont de Ligonnès le jeudi 07 avril 2011 à 14h45.
Lorsque je l'ai vue, nous ne nous sommes pas parlé, j'étais arrêtée un petit peu en retrait de la maison d'Agnès, mais je l'ai bien reconnue fermer sa capote de voiture. Agnès était occupée sur son véhicule, elle ne m'a pas vue. »

4. Les témoignages de deux proches d'Agnès :
« Elle arrivait à me téléphoner tous les deux jours, mais les deux semaines précédents sa disparition, elle m'appelait moins et je n'arrivais plus à la joindre par téléphone, je lui laissais des messages en vain. La dernière fois que j'ai eu Agnès au téléphone c'était le 4 ou 5 avril 2011, un lundi ou mardi, c'est elle qui m'a appelée vers 14h30 sur mon fixe. Elle m'a demandé quand je partais car nous devions nous voir sur Nantes. »

« Le dernier contact téléphonique avec Agnès devait être entre le 04 et le 06 avril 2011 environ, même si je ne suis pas certaine de la date. J'ai appelé Agnès. Je ne me souviens plus si je l'ai appelée du téléphone fixe de ma mère ou de mon portable et je ne sais plus si je l'ai appelé sur son portable ou son téléphone fixe. [...] J'ai été surprise car le week-end du 10 avril ma mère n'avait pas eu de second coup de téléphone d'Agnès dans la semaine depuis son dernier appel. »

5. Les investigations des enquêteurs :
Suite aux déclarations de l’employée du salon de coiffure « qui aurait vu Agnès Dupont de Ligonnès au téléphone devant son domicile aux alentours de 12h00, le 05 avril 2011 », la police a bien « effectué des recherches en vue de vérifier ces dires ainsi que tenter de découvrir un éventuel numéro de téléphone pouvant correspondre » à ce témoignage. Malheureusement, « les réponses obtenues ne permettent pas de découvrir de numéro pouvant confirmer ou infirmer [ces] déclarations ».

Le relevé bancaire de Xavier mentionnait un achat par carte bancaire dans une station-service de Nantes, le 6 avril 2011, à 17h54. Ayant retrouvé le ticket de carte bancaire correspondant dans la Xantia break, les policiers se sont rendus à la station pour entendre la personne ayant encaissé Xavier. Cette personne, après avoir reconnu Xavier sur photo, a précisé que Xavier avait acheté de la bière, après s’être servi en carburant :
« Je me souviens que de lui car il est arrivé à la station essence quelques minutes avant 18h00, heure à laquelle nous cessons de vendre de l'alcool. Je précise que dans mon souvenir cet homme était accompagné d'une autre personne, mais je ne sais plus s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. En effet, alors que cet homme choisissait cette bouteille de bière dans les rayons, j'ai le souvenir de l'avoir entendu s'adresser à quelqu'un à l'extérieur du magasin, mais qui devait être à proximité de la porte d'entrée. Je crois qu'il lui a dit quelque chose du genre « tu ne veux rien boire ? » Malheureusement je n'ai plus le souvenir de cette personne qui était à l'extérieur. »
S'agissait-il d'Agnès ? Mystère...
Là encore, malheureusement, le système de vidéo-surveillance de la station-service étant en panne le 6 avril 2011, la personne accompagnant Xavier n’a pas pu être identifiée...





Il est à remarquer que, même plusieurs années après les faits, la plupart de ces témoins soutiennent toujours avoir vu Agnès après la date du 4 avril (nous en avons rencontrés certains).

Lire également la CHRONOLOGIE succincteainsi que les petits camouflages familiaux.

Voir aussi le reportage d'Anne-Sophie Martin pour Envoyé Spécial, diffusé sur France 2 le jeudi 24 octobre 2013.

mis à jour le 7 avril 2013.

vendredi 13 juillet 2012

Message vocal de Xavier le soir du 3 avril



3 avril à 22h37, message vocal sur le répondeur de Christine :

« Oui coucou, c'est moi... J'ai eu ton sms, là, que je viens de trouver sur mon… enfin ce que tu m'as envoyé sur mon PC. On était au cinoche en famille, et au restaurant ensuite : dimanche soir, et on rentre juste. Donc je t'ai envoyé un petit truc pour te demander si c'était trop tard pour le téléphone et puis là je vois que tu es sur ton répondeur... Mais... J'étais surpris, tu me parles de Bertram, qui est dans ses préparatifs pour l'avion !? Ah ?! Donc... Je croyais qu'il venait d'arriver !... Alors j'étais un peu surpris... Voilà, je t'embrasse... Si c'est pas trop tard, tu me re-bipes, ou tu m'envoies un petit sms, et je te rappelle. Là je vais coucher les enfants, dire bonsoir à tout le monde. À tout de suite !... peut-être... [kiss final] »

Enregistrement complet :


Enregistrement tronqué You Tube (France Soir) :



Enregistrement RTL (mp3) : 



Mis à jour le 3 avril 2013... beaucoup de chemin parcouru depuis deux ans, jour pour jour.


Lire également la CHRONOLOGIE succincte.